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Cul et Culture  - Sex and Culture (*)



 (*) The French  pun 'Cul'  <>. 'Cul-ture' has no English equivalent.  'Cul' means 'butt', 'ass', but , very familiarly, it can also  mean 'sex' in such phrases as  'Photos de cul' >  sex photos or 'histoires de cul' > sex stories. Hence my translation as Sex and Culture.







Le petit penis des statues
Ce n’est pas la taille qui compte, de toute façon

apollon
Les statues grecques, puis romaines, représentent souvent des dieux, des empereurs et d'autres personnage de tout premier plan - de Zeux aux athlètes d'Olympie, tous totalement dénudés. C'est ce que les spécialistes nomment la "nudité héroïque" pour montrer la divinité ou l'héroïsme ( par opposiition à d'autres réprésentations de nudité qui dépeignent la vulnérabilité et la défaite.) Les sculpteurs ont donné à leurs oeuvres des corps puissants et musclés façonnés à la perfection mais on  est frappé par leur pénis, de petite taille et toujours flacide. Ce n'est évidemment pas parce que dans la vie réelle, les Anciens étaient dotés de petits pénis, mais c'était un choix esthétique. Dans une pièce de théatrre, Les Nuées, écrite en 423 av JC, l'auteur Aristophane, résumait ainsi le physique idéal d'un homme :" une poitrine flamboyante, la peau luisante, les épaules larges, des fesses puissantes et un petit pénis".


Apollon sauroctone -  2e siècle -Rome

Les historiens modernes confirment cet idéal: un petit zizi qui pendouille était un des signes de la beauté masculine, et aussi une marque de grande culture, un paragon de civilisation car c'était aussi le symbole d'une qualité essentielle à chaque citoyen, la retenue, la maîtrise de soi.La marque d'un homme rationnel, intelligent, contrôlé, capable de dépasser son animalité. Il est la raison qui domine le désir. C'était la caractéristique des citoyens, responsables de la lignée familiale et du devenir de la cité.(Voir ci-contre Niobid agenouillé - 2e siècle - Florence)

satyre

Au contraire, un sexe en érection trahissait l'absence de contrôle de soi, un esprit, vulgaire, grossier, qui fait de l'homme une bête plus qu'un être humain. Animaux et barbares, et toutes les créatures mi-humaines, mi-animales comme les satyres libidineux, faisaient preuve, paraît-il, de luxure. Ils n'étaient pas civilisés mais gouvernés par la folie et manquaient de retenue et la maîtrise de soi. D'où des représentations de pénis en érection, de sexes parfois énormes qui symbolisaient cette monstruosité hors-norme.








 Le satyre Silenius, divinité rustique  des champs - env. 530 av JC

Plus tard, la Renaissance copia la statuaire antique et en adopta les normes, en particulier la taille du pénis.
Voir ci-contre
Hercule et Cacus de Bartolommeo Bandinelli - Florence ( vers 1530)


bronzegrec
Et pour ceux pour qui cela serait encore trop gros, il y a la célèbre feuille de vigne !

À partir de 1530,des feuilles de figuier ou de vigne, recouvrirent d'un voile de pudeur les parties génitales des statues.



















Copie romaine d'un bronze grec - 330 av JC et  'rhabillé 'à la fin du XVIe siècle - Rome

Statues' small penises 
Size doesn't really matter.

Greek and later Roman statues often depict gods, emperors and other prominent figures – from Zeus to the athletes of Olympia – all completely naked. Art historians call this "heroic nudity" used to convey divinity or heroism (contrary to other depictions of nudity suggesting defeat and vulnerability. Sculptors gave their work powerful, muscular bodies sculpted to perfection, but what is striking is their small, always flaccid penises. This was obviously not because in real life the ancients had small penises, but rather an aesthetic choice. In a play, The Clouds, written in 423 BC, the author Aristophanes summarised the ideal physique of a man as follows: ‘a flamboyant chest, shiny skin, broad shoulders, powerful buttocks and a small penis’. (See 'Apollo sauroctono' opposite)
   

Modern historians confirm this ideal: a small, dangling penis was one of the signs of masculine beauty, and also a mark of high culture, a paragon of civilisation, as it was also the symbol of a quality essential to every citizen: restraint and self-control. It was the characteristic of citizens, responsible for the family line and the future of the city.The mark of a rational, intelligent, controlled man, capable of transcending his animal nature. This man embodied reason dominating desire.
This was the characteristic of citizens, who were responsible for the family line and the future of the city.




niobidNiobid kneeling - 2nd c. - Florence






On the contrary, an erect penis betrayed a lack of self-control, a vulgar, coarse mind that made a man more of a beast than a human being. Animals and barbarians, and all half-human, half-animal creatures such as libidinous satyrs, were said to display lust. They were not civilised but ruled by madness and lacked restraint and self-control. Hence the depictions of erect penises, sometimes enormous, symbolising this extraordinary monstrosity Anonymous author, (See opposite, Silenus Satyr, a male rustic fertility daemon, ca. 530 BC)



Later, the Renaissance copied ancient statuary and adopted its standards, especially the size of he penis.

















Hercules and Cacus by Bartolommeo Bandinelli (ca.1530)
herculescacus





And for those for whom this is still too big, there is the famous fig leaf ! After 1530 it became usual to  cover the"private parts" modestly with  vine or fig leaves (See opposite the Roman statue redesigned in the late XVIth c.)






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