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Cul et Culture  - Sex and Culture (*)

 (*) The French  pun 'Cul'  <>. 'Cul-ture' has no English equivalent.  'Cul' means 'butt', 'ass', but , very familiarly, it can also  mean 'sex' in such phrases as  'Photos de cul' >  sex photos or 'histoires de cul' > sex stories. Hence my translation as Sex and Culture.







Hadrien et Antinoüs   -  Hadrian and Antinous,
a gay love story






L'empereeur Hadrien régna sur Rome  et son empire entre  117 et 138.  Grand administrateur de l'empire, il est connu, en particulier,   par divers monuments et constructions qu'il fit réaliser, comme, par exemple, le mur, dit "d'Hadrien" , au nord  de l 'Angleterre   pour séparer les Romains des barbares écossais.   Il est aussi connu du grand public pour sa relation amoureuse avec un jeune homme, Antinoüs.

Né à en Bithynie (actuelle Turquie), celui qui allait devenir l'amant d'Hadrien, Antinoüs intégra l'entourage d'Hadrien lors des voyages impériaux à travers l'Empire : en juin 123, Hadrien était à Claudiopolis (Bolu aujourd'hui) où vivait le jeune Antinoüs. C'est là, pensent les historiens, qu'il se se rencontrèrent et sans qu'ils soient dejà devenus amants, Hadrien envoya Antinoüs à Rome y suivre des études et se préparer au service de page de l'Empereur.

Hadrien revint à Rome deux ans plus tard. Pendant les années qui suivirent une relation intime se développa entre Hadrian et l'adolescent, puis le jeune homme. Ce dernier devint le "favori" de l'empereur que l'on voyait plus souvent en compagnie d'Hadrien qu'en celle de son épouse, l'impératrice Sabina. Les historiens notent qu'il n'y a aucune preuve qu'Hadrien ait jamais montré une attirance sexuelle four les femmes et ils affirment que le prince était 100% gay. Les sources contemporaines indiquent que la relation entre Hadrien et Antinoüs était clairement sexuelle, et Hadrien a écrit des poèmes érotiques à son sujet, bien qu’aucun n’ait survécu jusqu’à aujourd’hui. Mais cette relation allait bien au-delà de cela et il faut parler d'amour, sans avoir peur du mot. Hadrien avait plusieurs « favoris », mais il décrivait Antinoüs comme étant un compagnon tout particulier, et ils aimaient chasser et voyager ensemble. Antinoüs, quant à lui, semble également avoir sincèrement aimé Hadrien malgré leur importante différence d’âge. De plus, rien n’indique qu’il ait jamais tenté d’utiliser cette relation à des fins personnelles.

On ne connaît pas sa date exacte de naissance; on parlait souvent de lui comme d'un "Éphèbe", un mot grec qui désigne un jeune homme de moins de vingt ans. On peut se représenter son physique en regardant les centaines de statues de lui qui subsistent encore. Il était extraordinairement beau, semble-t-il, beau comme un dieu, la manifestation de la perfection divine..



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Buste d'Antinoüs dit Antinoüs d'Écouen. Marbre, copie du XVIIIe siècle d'un original venant de la villa Adriana, conservé aujourd'hui au musée du Prado
Bust of Antinous, known as the Antinous of Écouen. Marble, an 18th-century copy of an original from Villa Adriana, now in the Prado Museum


Chez les Grecs et le Romains, les garçons prépubères n'étaient pas des objets de désir de la part des adultes. On ne peut donc pas parler de pédophilie. Le partenaire idéal était celui qu'aujourd'hui on dirait "adolescent", âgé de 13 ou 14 ans approximativement - âge de l'arrivée de la maturité sexuelle  ( “Le mâle commence à produire der la semence une fois terminés deux cycles de sept ans" écrit Aristote) et par l'apparition d'un léger duvet sur les joues. Le terme était marqué par l'arrivée de la barbe - celle de l'adulte - qui apparaît autour de la vingtième année. Entre ces deux extrêmes se situait l'âge d'or, la "fleur de la jeunesse" (flos aetatis) quand les garçons étaient au sommet de leur désirabilité. Passé vingt ans, les garçons cessaient d'être sexuellement attrayants aux yeux de la plupart des autres hommes. Le scandale, dit des Bacchanales, qui éclata à Rome en 186 le montre : un culte de Bacchus dégénéra en orgies avec de jeunes garçons que des adultes "initiaient" aux plaisirs bacchiques. Le point intéressant est que seuls ceux âgés de moins de 20 ans étaient "initiés".


Oublions la notion d'identité sexuelle de notre époque. Dire dire de quelqu'un du monde antique qu'il était «homosexuel» ou «hétérosexuel», est une classification moderne qui aurait été dénuée de sens. D'ailleurs aucune des deux langues, grec ou latin, n'avait de mots pour exprimer ces notions qui nous semblent aller de de soi. En fait, ce qu'on appellerait la bisexualité était certainement la norme dans la société grecque et  romaine d'élite, sans qu'on ait eu un mot pour la nommer..

L'attitude face à la sexualité était avant tout liée à la place de chacun dans la société. Pour les Grecs une relation amoureuse (et sexuelle) entre un homme mûr et un jeune homme était idéalisée en une relation d’éducation et d’admiration. Un jeune adolescent (un Éromène) était pris en charge par un adulte (un Éraste) qui devait éduquer et former le futur citoyen dans tous les domaines, intellectuels, moraux, militaires mais aussi  sexuels,  le préparer pour qu’il trouve sa place en tant qu’adulte dans la société: l'homme adulte, le citoyen, prenait l'initiative, avait un rôle actif pour éduquer le jeune homme et le guider sur le chemin de la vie. On pense à des couples célèbres, Socrate et Alcibiade, Achille et Patrocle. Un telle relation était tellement normale que le jeune homme choisi pouvait être fier d'avoir été choisi, si son éraste / mentor / pédagogue avait un rang social d'importance. L’éromène, par contraste, occupait une position réceptive et passive dans la relation. Mais gageons aussi que l’éraste devait particulièrement apprécier cette partie "éducation sexuelle" du programme pédagogique ! Toutefois cette relation d'Éromène / mentor à Éraste / élève, était acceptée et pratiquée uniquement dans les milieux les plus élevés de la société, ce qui ne concernait donc pas la masse de la population qui était de tendance hétérosexuelle, sans en connaître le mot.

Il en allait autrement à Rome. Là, pas besoin de cacher ses pulsions sexuelles ou même homosexuelles sous le déguisement d'une action pédagogique. Le poète Horace l'affirme sans détour : "Maintenant, vraiment, quand votre gorge est desséchée par la soif, vous ne demandez pas de gobelets en or, n'est-ce pas ? Quand vous avez faim, vous ne faites pas la moue devant tout sauf le paon et le turbot (des mets de luxe et rares), n'est-ce pas ? Quand votre entrejambe se dresse et qu'il y a un jeune esclave, garçon ou fille, à portée de main et que vous pourriez sauter tout de suite, vous ne préférez pas rester avec votre érection, n'est-ce pas ? Moi, certainement pas. J'aime le sexe facile et accessible."

Cela ne veut pas dire que tout était permis. tout particulièrement entre personnes du même sexe. A Rome, une ligne infranchissable était tracée entre les citoyens romains, nés libres, et tous les autres, Ce n'était pas du tout problématique pour un Romain de s'engager dans des activités sexuelles avec des hommes et des femmes.  Le critère central du comportement sexuel était la pénétration : un homme né libre et majeur, un citoyen romain, donc, se devait, sous peine d'opprobre, d'adopter un comportement actif pénétrant. A partir de là, le sexe de son partenaire n'avait aucune importance: ce pouvait être son épouse légitime, mais aussi un esclave, ou un étranger ou bien un adolescent libre, pour qui il était parfaitement normal d'avoir une relation sexuelle (mais passive) avec un homme. Tous ceux-la étaient les pénétrés, au service du pénétrant.

Certes, on méprisait les relations entre deux adultes d'un même sexe, mais ce qui était répréhensible pour un citoyen libre sous la République, c'était d'entretenir une relation avec un autre citoyen libre , non de jouir d'un esclave ou d'un prostitué, personnages inférieurs qui étaient à sa disposition. Le citoyen romain devait se caractériser par une virilité et une vaillance sans faille, à la guerre comme à la vie civile, et ne jamais subir l'humiliation d'être au service de quelqu'un, donc de toujours tenir le rôle actif dans la relation, fût-elle avec un homme ou une femme. Sénèque le résumait ainsi: "La passivité sexuelle est un crime pour l'homme libre, une obligation pour l'esclave, un service pour l'affranchi." Il faut aussi clairement voir que les Romains, comme les anciens Grecs, considéraient que les garçons adolescents (qu'ils fussent nés libres ou esclaves) était par nature des objets de désir pour un homme adulte. La différence entre un jeune esclave et un jeune Romain était que le premier, considéré comme objet, devait se plier à tout ce que l'adulte exigeait de lui, alors que le second devait être consentant et avait la possibilité de refuser.

puer delicatus???

* * *

Les empereurs avaient presque tous de jeunes "favoris", comme Néron avec Sporus (un jeune esclave que Néron fit castrer, puis qu'il épousa publiquement lors d'une cérémonie officielle) ou encore l'empereur Domitien avec Earinos, que chanta le poète Martial. Dans le cas d'Hadrien et Antinoüs, la liaison frisait le scandale mais pas du tout parce qu'elle était homosexuelle et que l'empereur avait un jeune amant, mais c'est l'intensité de leur amour qui était inhabituelle pour l'époque. Au Sénat, on murmurait haut et fort qu'une telle liaison amoureuse était inconvenante.


On ne sait pas grand chose de la vie d'Antinoüs avec Hadrien. Le seul épisode dont nous avons connaissance concernant leur relation (tiré d’une épopée composée à leur gloire) est le récit d’une chasse au lion, au cours de laquelle Antinoüs blessa l’animal sans parvenir à le tuer, tandis qu’Hadrien lui portait le coup de grâce. Qu’il s’agisse d’un fait réel ou d’une légende, cet épisode renvoie à ce type de courage et de loyauté mutuelle que les Grecs associaient à leur coutume de la « pédérastie ».


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Le tondo de la chasse au lion. Relief en forme de médaillon sculpté entre 117 et 138 apr. J.-C. (sous le règne de l'empereur Hadrien), aujourd'hui réemployé sur la face nord de l'Arc de Constantin à Rome
The ‘Tondo of the Lion Hunt’.A medallion-shaped relief carved between 117 and 138 AD (during the reign of Emperor Hadrian), now reused on the north face of the Arch of Constantine in Rome



Mais ce que nous savons surtout d’Antinoüs, c’est qu’il est mort à l’âge de dix-neuf ans, noyé dans le Nil ( près de l'actuel village de Sheikh 'Ibada - environ 150 km au nord de Louxor) le 28 octobre 130 durant une sorte de parade nautique qu'Hadrien avait organisée sur le fleuve. Cette mort, longtemps considérée comme un accident, a donné lieu à diverses hypothèses et suppositions, qui apparues près d'un siècle après la mort du jeune homme, semblent peu convaincantes et ne reposent sur aucun élément de preuve. A-t-il été poussé ? Hadrien est-il à l’origine du meurtre ? Le jeune homme a-t-il été sacrifié dans le cadre d’un étrange  rituel  religieux? Antinoüs aurait-il mis fin à ses jours ? On peut formuler diverses hypothèses, comme le firent d’ailleurs certains contemporains de l’Antiquité (tel l’historien Dion Cassius). Une seule chose est certaine, la mort d'Antinoüs ravagea Hadrien : " il pleura comme une femme" rapporte une chronique contemporaine. et la façon dont il tenta de préserver la mémoire du jeune homme démontre sans discussion à quel point il fut dévasté. "Tout croulait, tout parut s'éteindre le Zeus Olympien, le Maitre de Tout, le Sauveur du Monde s’effondrèrent et il n'y eu plus qu'un homme à cheveux gris sanglotant sur le pont d’une barque" Yourcenar, Mémoires d'Hadrien.


Deux jours après le drame, Hadrien fonda la Cité Sainte d'Antinoöpolis là où Antinoüs s'était noyé; il traça les axes principaux de la ville puis fit ce qui semble impensable : en qualité de Pontifex Maximus, grand prêtre de la religion romaine, il déclara la divinité d'Antinoüs et institua un culte officiel en son honneur. C'était tout à fait contraire à l’orthodoxie, car la divinisation, rare et exceptionnelle, était réservée à l'empereur aux membres de sa famille. mais c'est la première - et la seule fois - où l'amant d'un empereur fut divinisé.

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Les ruines  du grand remple d'Antinoöpolis - Ruins of the Great Temple of Antinoopolis

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Antinoüs  divinisé sous les traits d'Osiris  -  ntinous deified as Osiris




Emperor Hadrian reigned over Rome and his empire between 117 and 138. A great administrator of the empire, he is known for various monuments and structures he commissioned, such as, for example, the wall known as ‘Hadrian’s Wall’ in the north of England, built to separate the Romans from the Scottish barbarians.   He is also known to the general public for his romantic relationship with a young man, Antinous.

Born in Bithynia (modern-day Turkey), Antinous – who was to become Hadrian’s lover – joined Hadrian’s entourage during the emperor’s travels across the Empire: in June 123, Hadrian was in Claudiopolis (now Bolu), where the young Antinous lived. It was there, historians believe, that they met, and although they were not yet lovers, Hadrian sent Antinous to Rome to study and prepare for service as the Emperor’s page.


Hadrian returned to Rome two years later. Over the following years, an intimate relationship developed between Hadrian and the teenager, and later the young man. The latter became the Emperor’s ‘favourite’, and was seen more often in Hadrian’s company than in that of his wife, Empress Sabina. Historians note that there is no evidence that Hadrian ever showed any sexual attraction to women, and they assert that the prince was 100 per cent gay. Contemporary sources indicate that the relationship between Hadrian and Antinous was clearly sexual; Hadrian wrote erotic poems about him, although none have erotic poems were written about him, although none have survived to this day. But this relationship went far beyond that, and we must speak of love, without fear of the word. Hadrian had several ‘favourites’, but he described Antinous as a very special companion, and they enjoyed hunting and travelling together. Antinous, for his part, also seems to have sincerely loved Hadrian despite their significant age difference. Furthermore, there is no evidence to suggest that he ever attempted to exploit this relationship for personal gain.


His exact date of birth is unknown; Antinous was often referred to as an ‘Ephebe’, a Greek word denoting a young man under the age of twenty. We can get an idea of his appearance by looking at the hundreds of statues of him that still survive. He was extraordinarily handsome, it seems – as handsome as a god, the embodiment of divine perfection.




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L'Antinoüs Braschi (Musées du Vatican) Cette grande sculpture en marbre (environ 2,41 m) représente Antinoüs divinisé sous les traits syncrétistes de Dionysos-Osiris
The Antinous Braschi (Vatican Museums) This large marble sculpture (approximately 2.41 m) depicts Antinous deified in the syncretic form of Dionysus-Osiris




Among the Greeks and Romans, prepubescent boys were not objects of desire for adults. We cannot, therefore, speak of paedophilia. The ideal partner was what we would today call a ‘teenager’, aged approximately 13 or 14 – the age at which sexual maturity is reached (’The male begins to produce semen once two cycles of seven years have elapsed’, wrote Aristotle) and marked by the appearance of a light downy growth on the cheeks. The term was defined by the appearance of a beard – that of an adult – which appears around the age of twenty. Between these. Between these two extremes lay the golden age, the ‘flower of youth’ (flos aetatis), when boys were at the height of their desirability. Once they had passed the age of twenty, they ceased to be sexually attractive in the eyes of most other men. The so-called Bacchanalian scandal, which erupted in Rome in 186, illustrates this : a cult of Bacchus degenerated into orgies involving young boys whom adults ‘initiated’ into Bacchic pleasures. The interesting point is that only those under the age of 20 were “initiated”.



Let us set aside the modern notion of sexual identity. To describe someone from the ancient world as “homosexual” or “heterosexual” is a modern classification that would have been meaningless. Moreover, neither Greek nor Latin had words to express these concepts, which seem so self-evident to us. In fact, what we would call bisexuality was certainly the norm amongst the Greek and Roman elite, even though there was no word to describe it.

Attitudes towards sexuality were, above all, linked to one’s place in society. For the Greeks, a romantic (and sexual) relationship between a mature man and a young man was idealised as a relationship of education and admiration. A young adolescent (an eromenos) was taken under the wing of an adult (an erastes), who was expected to educate and train the future citizen in all areas – intellectual, moral, military and also  sexual –  and to prepare him to find his place in society as an adult: the male adult, the citizen, took the initiative and played an active role in educating the young man and guiding him along the path of life. One thinks of famous pairs, such as Socrates and Alcibiades, Achilles and Patroclus. Such a relationship was so commonplace that the young man chosen could be proud of having been selected, provided his erastes / mentor / tutor held a high social rank. The eromenos, by contrast, occupied a receptive and passive position within the relationship. But let us also surmise that the erastes must have particularly enjoyed this ‘sex education’ aspect of the pedagogical programme! However, this eromenos/mentor–erastes/pupil relationship was accepted and practised solely in the highest echelons of society; it therefore did not apply to the mass of the population, who were heterosexual in orientation, without even knowing the word for it.


Things were different in Rome. There, there was no need to hide one’s sexual or even homosexual urges under the guise of educational activity. The poet Horace states it quite plainly: “Now, really, when your throat is parched with thirst, you don’t ask for golden goblets, do you? When you’re hungry, you don’t turn your nose up at everything except peacock and turbot (luxury and rare delicacies), do you? When your crotch stiffens and there’s a young slave, boy or girl, within reach and you could have your way right away, you don’t prefer to just sit there with your erection, do you? I certainly don’t. I like sex that’s easy and accessible.”

That doesn’t mean that everything was permitted, particularly between people of the same sex. In Rome, a clear line was drawn between Roman citizens, born free, and everyone else. It was not at all problematic for a Roman to engage in sexual activities with both men and women.  The central criterion for sexual behaviour was penetration: a man born free and of legal age – a Roman citizen, therefore – was obliged, on pain of disgrace, to take the active, penetrating role. Beyond that, the gender of his partner was of no consequence: it could be his lawful wife, but also a slave, a foreigner or a free adolescent, for whom it was perfectly normal to have a sexual (albeit passive) relationship with a  a man. All of these were the penetrated, serving the penetrator.


Admittedly, relations between two adults of the same sex were looked down upon, but what was reprehensible for a free citizen under the Republic was to have a relationship with another free citizen, not to take pleasure in a slave or a prostitute, inferior figures who were at his disposal. The Roman citizen was expected to be characterised by unwavering virility and valour, both in war and in civilian life, and never to suffer the humiliation of being in someone’s service; thus, he was always to play the active role in the relationship, whether with a man or a woman. Seneca summed it up thus: “Sexual passivity is a crime for a free man, an obligation for a slave, and a service for a freedman.” It must also be clearly understood that the Romans, like the ancient Greeks, regarded adolescent boys (whether born free or into slavery) as, by nature, objects of desire for an adult man. The difference between a young slave and a young Roman was that the former, regarded as an object, had to submit to whatever the adult demanded of him, whilst the latter had to consent and had the option to refuse.




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Antinoüs Capitolin (Musée du Capitole, Rome) - Capitoline Antinous (Rome)

Almost all the emperors had young ‘favourites’, such as Nero with Sporus (a young slave whom Nero had castrated, then publicly married in an official ceremony) or Emperor Domitian with Earinos, who was celebrated by the poet Martial. In the case of Hadrian and Antinous, the relationship bordered on scandal, but not at all because it was homosexual or because the emperor had a young lover; rather, it was the intensity of their love that was unusual for the time. In the Senate, it was whispered loud and clear that such a romantic and passionate relationship was improper.

Little is known about Antinous’s life with Hadrian. The only episode we know of concerning their relationship (taken from an epic poem composed in their honour) is the account of a lion hunt, during which Antinous wounded the animal but failed to kill it, whilst Hadrian delivered the coup de grâce. Whether this was a true story or a legend, this episode reflects the sort of courage and mutual loyalty that the Greeks associated with their custom of ‘pederasty’.
The main thingb hat we know above all about Antinous is that he died at the age of nineteen, having drowned in the Nile (near the present-day village of Sheikh ‘Ibada – some 150 km north of Luxor) on 28 October 130 during a sort of nautical parade that Hadrian had organised on the river. This death, long regarded as an accident, has given rnise to various hypotheses and conjectures, which, having emerged nearly a century after the young man’s death, seem unconvincing and are not supported by any evidence. Was he pushed off the boat? Was Hadrian behind the murder? Was the young man sacrificed as part of a strange religiouis ritual? Might Antinous have taken his own life? Various hypotheses can be put forward, as indeed some contemporaries in antiquity did (such as the historian Cassius Dio). One thing is certain: Antinous’s death devastated Hadrian: “he wept like a woman”, reports a contemporary chronicle. And the way in which he sought to preserve the young man’s memory demonstrates beyond doubt just how devastated he was. “Everything was crumbling, everything seemed to be fading away; Olympian Zeus, the Master of All, the Saviour of the World – all collapsed, and there was nothing left but a grey-haired man sobbing on the deck of a boat.” Yourcenar, The Memoirs of Hadrian.





Two days after the tragedy, Hadrian founded the Holy City of Antinoopolis on the spot where Antinous had drowned; he laid out the city’s main thoroughfares and then did what seems unthinkable : in his capacity as Pontifex Maximus, high priest of the Roman religion, he declared Antinous a god and established an official cult in his honour. This was entirely contrary to orthodoxy, for deification, a rare and exceptional occurence, was reserved for the emperor and members of his family. Yet this was the first – and only – time that an emperor’s lover was deified.


L'obélisque du Pincio - Vue générale et face nord
Pincio Obelisk – General view and north face

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Le sommet de la face nord de l’obélisque du Pincio présente une représentation d’Antinoüs devant Amon. Le jeune homme tient une branche de palmier se terminant par une grenouille (hiéroglyphe signifiant '100 000 ans', c.à.d. l'éternité). Le texte en dessous décrit les Jeux organisés à Antinoöpolis en son honneur et évoque sa naissance – fruit de l’union entre un dieu et une mortelle – ainsi que son culte. Sur la face est de l'obélisque on peut lire cette évocation de la mort d'Antinoüs  : "Le Bienheureux, l'Osiris Antinoüs, justifié (= divinisé) ! Il était devenu un éphèbe au beau visage qui mettait les yeux en fête (...) son coeur était intrépide comme celui d' un homme aux bras vigoureux quand il reçut l'ordre des dieux pour le moment de sa mort."

The summit of the north face of the Pincio Obelisk features a depiction of Antinous standing before Amun. The young man is holding a palm branch ending in a frog (a hieroglyph  meaning ‘100,000 years’, i.e. eternity). The text below describes the Games organised in Antinoopolis in his honour and refers to his birth – the result of the union between a god and a mortal – as well as his cult. On the eastern face of the obelisk, the following account of Antinous’s death can be read: “The Blessed One, Osiris Antinous, justified (= deified)! He had become a handsome young man whose very sight was a feast for the eyes (...) his heart was as fearless as that of a man with strong arms when he received the command of the gods at the moment of his death.”




La cité de Antinoöpolis devint rapidement une forêt de temples de marbre blanc, de monuments et de colonnades , décorés avec des centaines de statues du nouveau dieu Antinoüs. Sous les ordres d'Hadrien,les villes de l'empire organisèrent festivals et jeux pour commémorer Antinoüs. En Égypte il fut immédiatement assimilé à l'autre jeune dieu qui s'était noyé dans le fleuve avant de revenir à la vie, Osiris. Il fut aussi assimilé à Dionysos, l'équivalent hellénistique d’Osiris, qui, lui aussi, était mort avant de ressusciter. Trente-et-une villes grecques émirent des monnaies à son effigie. À Rome, un obélisque couvert de hiéroglyphes célébrait le jeune dieu. Il se dresse aujourd’hui sur la colline du Pincio. L’empereur assura même avoir aperçu dans le ciel une étoile nouvelle, qui ne pouvait être que l’âme d’Antinoüs. Les astronomes donnèrent rapidement son nom à une petite constellation, tracée près de celle de l’Aigle. Ce n'est qu'en 1930 qu'Antinoüs fut rayé du ciel par les astronomes.

Près de deux millénaires plus tard, cette relation entre Antinoüs et Hadrien reste l'histoire d'une passion, un symbole et témoin de l’amour homosexuel dans l’Antiquité.



The city of Antinoopolis quickly became a forest of white marble temples, monuments and colonnades, adorned with hundreds of statues of the new god Antinous. On Hadrian’s orders, cities across the empire organised festivals and games to commemorate Antinous. In Egypt, he was immediately identified with the other young god who had drowned in the river before returning to life : Osiris. He was also identified with Dionysus, the Hellenistic equivalent of Osiris, who, too, had died before being resurrected. Thirty-one Greek cities issued coins bearing his image. In Rome, an obelisk covered in hieroglyphs honoured the young god. It now stands on the Pincio Hill. The emperor even claimed to have seen a new star in the sky, which could only be the soul of Antinous. Astronomers later named a small constellation after him, situated near the constellation of the Eagle. It was not until 1930 that Antinous was removed from the celestial map by astronomers.

Nearly two millennia later, this relationship between Antinous and Hadrian remains a story of passion, a symbol and a testament to homosexual love in antiquity.


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Deux vidéos pour accompagner cette page historique et y mettre un peu de légèreté et de piquant. La première tente d'évoquer la vie du bel Antinoüs lorsqu'il fut remarqué par Hadrien puis sa mort dans le Nil et le culte qui lui fut rendu. (12.11 minutes - pas de sexe) La seconde, après quelques images montrant une ville imaginaire censée être Rome, est franchement pornographique - Hadrien et Antinoüs faisant l’amour. (28.58 minutes)

Two videos to accompany this historical page and add a touch of light-heartedness and spice. The first attempts to depict the life of handsome Antinous when he first caught Hadrian’s eye, his death in the Nile and the veneration shown to him. (12.11 minutes – no sex) The second, following a few shots of an imaginary city supposed to be Rome, is frankly pornographic – showing Hadrian and Antinous having sex. (28.58 minutes)







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